Lifestyle

Ooohh yes, WEEK-END!!!

“Qu’est-ce que tu fais le jour de la fête du travail ? — Je m’assure de ne pas travailler.”

Ah, Dieu sait que je suis restée fidèle à cette petite réponse postée sur mon compte Ask dans la soirée du 30 avril. J’ai même fait mieux que ça…. Je me suis assurée de ne rien faire du tout ! On a tous rêvé de passer un week-end entier à ne rien faire. Non, seulement moi ? Eh bien bon, une autre chose que je cocherai de mon bucket list !

Ces jours de congé qui tombent un vendredi ou un lundi… véritable don du ciel ! Et comble de bonheur, ce mois de mai en contient deux. Mai est vraiment le mois le plus beau, surtout cette année.

Alors, pour ce long week-end de la fête du travail, j’avais bien fait quelques ébauches de plan tout en espérant trouver un moyen de m’adonner à mon sport favori, en l’occurrence l’oisiveté. Tandis que mes amis prévoyaient une excursion à Piatre, moi, je voyais trois jours à me prélasser dans une chambre d’hôtel sur la côte des arcadins. Quand les plans sont tombés à l’eau, je me suis secrètement jurée que pendant ces trois jours, mes yeux ne verraient directement ne serait-ce qu’un pan du ciel. Et croyez-moi, j’y suis arrivée. Telephone en mode Do not disturb, je me suis jetée à corps perdu dans la routine leve-manje-benyen-kouche.

Maintenant qu’il n’y a plus de doute sur combien je suis paresseuse, je peux bien avouer qu’au début je me suis demandée si j’allais y arriver. Puis, j’ai vite compris que le fait de savoir que je pouvais me rendre où je voulais mais que j’avais choisi de ne pas me déplacer est ce qui faisait le charme de mon week-end. En effet, la côte des arcadins était seulement à 1 h 30 mns de route et je pouvais toujours sortir prendre un verre ou manger avec une de mes amies si l’ennui se faisait sentir. Mais je n’ai rien fait de tout ça.

J’ai pris plaisir à préparer mon petit déjeuner, m’assurant que je mangeais exactement ce que je voulais manger. J’ai regardé mes séries. J’ai lu. Et je ne me souviens pas de la dernière fois que j’avais autant écrit. Mais mieux encore, j’ai pris plaisir à passer du temps avec moi-même.

Vraiment, je ne vois pas ce dont j’ai manqué ce week-end. Ohh peut-être que si. J’ai manqué de lui. Juste un peu. Car il me semble que quand je suis avec moi, rien qu’avec moi, je n’ai pas le temps de penser à grand monde.

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Qu’ai-je bien pu faire de mes cheveux ?

Mes cheveux ont pendant longtemps été selon moi mon point fort. Le seul, même. L’adolescente, maigrichonne et boutonneuse que j’étais, s’est longtemps appuyée sur cette seule constante.

Je n’avais pas grand chose à faire. Un simple lavage que ma mère effectuait la plupart du temps. Une vingtaine de minutes pendant lesquelles ma marraine, esthéticienne de profession, me mettait les bigoudis. 45 minutes sous le séchoir. Après, je n’avais qu’à enlever les bigoudis et “wrap” mes cheveux. Et pendant une semaine, je recevais des compliments de mes camarades et aussi d’inconnus.

Mais bien sûr, comme toute adolescente qui se respecte, j’étais insatisfaite. Mes cheveux qui me tombaient naturellement sur les épaules n’étaient pas assez bien à mon goût. Je voulais, comme certaine de mes camarades, aller au salon de beauté tous les week-ends. Je rêvais des coupes de cheveux à la mode et de cheveux décolorés.

Et dès que j’ai été assez âgée pour prendre certaines décisions, j’ai vite fait de réaliser ces rêves de jeunes filles. Ainsi, en troisième, j’ai coupé mes cheveux. Cette “coupe carrée” avait pour but de me faire ressembler à une “dame”. Entreprise plutôt compliquée quand on a 15 ans et qu’on fait moins de 100 livres…

Mais j’étais loin de m’avouer vaincue. À cette coupe que j’entretenais déjà assez mal, j’ajoutai une teinture avec péroxyde. Je dois préciser que jusqu’à présent, je ne sais toujours pas ce qu’est la péroxyde. Néanmoins, j’ai même pas eu besoin de l’aide de Google pour apprendre – à mes dépends bien entendu – que péroxyde et cheveux mal entrenus ne font pas souvent bon ménage.

Ainsi commencèrent donc mes déboires. J’allai de coupe de cheveux à coupes de cheveux et de teintures à teintures. Dieu sait ce que j’ai fait subir à mes cheveux au cours des dix dernières années !

À ceux qui, sans retenue, me demandent “Sa w fè ak cheve yo Daf ?”, je réponds d’un air faussement désinvolte : “ Oh mais ce ne sont que des cheveux, ya pouse”. Mais en réalité, après les fameux “ Tu as maigri”, “Suspann megri” et “Quand donc vas-tu enfin grossir ?”, c’est la question qui m’énerve le plus. Car, voyez-vous, cette question moi aussi je me la pose. Chaque matin quand je me réveille et que je dois me préparer pour aller travailler. Chaque fois que je dois me rendre à un événement important et qu’il me faut une coiffure digne de la circonstance. Chaque semaine quand je m’installe sur le siège de ma coiffeuse… Et jusqu’à présent, je ne suis pas arrivée à trouver une réponse satisfaisante et encore moins un semblant de solution à mon problème.

C’est pourtant dur de perdre ce qui pendant longtemps a contribué à notre identité même. Fera-t-on jamais référence à moi en disant : “ti pitit mens ki gen anpil cheve an”, comme on le faisait si souvent quand j’étais au secondaire ? Heureusement qu’au fil du temps j’ai appris à mieux apprécier les autres parties de mon corps. Car je peux difficilement compter ce que j’ai présentement sur le crâne comme un atout. Dieu ! Je n’aurais jamais cru que les “tras krochi” et les “ti kòn” de ma mère pourraient me manquer autant !

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SOS – Amie à caser !

“Daphney ! Vini vit ! Kouri ! M pral prezante w on bèl ti gason ki pa gen mennaj.”

Evelyn, qui pourtant saute sur toutes les excuses possibles et imaginables pour réduire ses régulières séances de jogging avec son jules, vient de parcourir au pas de course une assez longue distance pour me prévenir de ce miracle ambulant.

Je suis bien trop étonnée pour être choquée. Ai-je donc l’air si désespérée ? Quand donc ai-je rejoint la liste des amis à caser à tout prix ? Autant de questions auxquelles mes amis, pourvus des meilleures intentions du monde, ne répondront pas. Tout comme je me garderai bien de leur dire que je n’ai pas besoin de leur aide. Pas sûr qu’ils comprendraient, d’ailleurs.

A en croire combien ils semblent heureux, j’accepte bien qu’ils ne puissent pas comprendre que je ne me lance pas à la recherche de l’âme soeur.

Non, je ne vais pas me lancer dans un de ces discours extrémistes et prétendre que je ne veux partager ma vie avec personne. Je ne veux pas finir mes jours seule ! Qui jouera aux cartes avec moi les vendredis soir quand je serai trop vieille pour sortir faire la fête ?

Mais au fil du temps et surtout au fil des déceptions amoureuses, j’ai appris qu’il ne faut pas forcer les choses. Je ne peux pas assurer que ce qui doit arriver arrive toujours, mais je suis sûre d’une chose, ce qui n’est pas supposé arriver, n’arrivera jamais.

Un homme qui ne veut pas s’engager ne s’engagera pas avec toi, peu importe tes efforts. – Ne sois pourtant pas étonnée d’apprendre qu’il ait sauté le pas avec celle qui t’a succédé dans ses bras. – L’homme de nos rêves n’est pas toujours celui de notre réalité et patati et patata…

Alors non, je ne veux pas courir vers quelqu’un. Je n’ai jamais été portée sur le sport d’ailleurs. Mais je marcherais volontiers pour rejoindre un homme disposé à me rencontrer à mi-chemin.