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Fête de la musique : Petite célébration pour marquer une grande occasion

Le 21 juin ramène la fête de la musique. Dans la centaine de pays qui célèbre cette date, festivals et concerts, gratuits pour la plupart, sont organisés à l’occasion. Cette année, la fête de la musique a eu lieu en pleine Coupe du monde, en une journée mitigée, marquée par une cuisante défaite de la sélection Argentine de football, équipe très adulée chez nous, la veille d’une rencontre déterminante pour le Brésil et ses nombreux fans haïtiens. Plus d’un aurait dit que le cœur n’était pas trop à la fête. D’ailleurs, outre les traditionnels rendez-vous du jeudi, il n’y avait qu’une seule affiche véritablement conçue pour marquer cette fête : un Jam session organisé par Handzup group, Partying in Haiti et Chokarella.

 

#Avèk BelO
Crédits : Bernard Delva

Jojo restaurant, établissement encore en vogue à Pétion-ville après avoir ait passé le cap de sa première année d’existence, accueille ce « jam session » en ce premier jour d’été. L’espace agrémenté de drapeaux est visiblement en mode Coupe du monde. Aucune disposition spéciale pour le concert, sinon un modeste stage et des tables disposées dans la cour du restaurant. Les serveurs, eux, semblent totalement dépassés. Il faut un temps fou pour se faire servir. Mais quand le spectacle aussi accuse un retard de plus de deux heures, on ne sait même pas trop à qui tenir rigueur. Il faudrait bien entendu plus que cela pour décourager ce public habitué aux aléas de l’événementiel haïtien. Le temps est maintenant dégagé, il y aura bientôt de la musique et Jojo est reconnu pour sa bonne cuisine. Donc voilà, on n’en demande pas plus !

De nombreux artistes et personnalités ont répondu positivement à l’invitation des instigateurs de la soirée et se mélangent allègrement au public. L’ambiance est des plus conviviales. Entre embrassades et selfies, l’assistance prend l’allure de vives retrouvailles autour de la musique. Lisez la suite de l’article sur Ticket

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Nocturne à la Galerie Monnin

Le saviez-vous ? La Galerie Monnin a récemment changé d’adresse. Après le boulevard Jean Jacques Dessalines au centre-ville, puis la rue Lamarre à Pétion-Ville, c’est désormais à Laboule 17 que Gael Monnin, gérante de la galerie, accueille depuis le 2 décembre 2017 les férus d’art, du mardi au dimanche. Et le mardi, à partir de 7 h p.m., la galerie reçoit les noctambules dans le cadre de sa nocturne hebdomadaire dénommée Galerie Monnin’s Tuesday Art Vibes à laquelle Ticket a fait un tour cette semaine. 

 

 

Mardi soir 12 juin, 7 h 32 p.m. On passe la barrière des nouveaux locaux de la Galerie Monnin. On a l’impression de pénétrer une demeure privée. Et cette première impression est la bonne. « C’est la maison de mes grands-parents. J’ai grandi dans cette propriété », nous confirme, Gael Monnin, gérante de cette galerie qui a été fondée en 1956. En quête d’un endroit où abriter la galerie grandement menacée par le marché qui telle une pieuvre continue à étendre ses tentacules, la jeune femme raconte que sa famille n’a cessé de battre en retrait. Après s’être dirigée vers la rue Lamarre, elle s’est purement et simplement réfugiée dans les hauteurs de la ville.

Le travail pour changer cette maison familiale en véritable caverne d’Ali Baba a dû être considérable. Salle d’attente, balcons et même les toilettes… tout a été transformé. Au premier niveau, certains murs semblent même crouler sous le poids des tableaux. Mais la symétrie recherchée par le curateur n’en est pas moins évidente. Toujours au rez-de-chaussée, il y a cette pièce à l’allure de boudoir où un triptyque formant le portrait d’un homme retient notre attention. Un peu plus loin, une autre petite chambre au caractère intime avec lumière tamisée et habillée de pièces liées au vaudou est tout aussi remarquable. Et, bien sûr, on ne saurait oublier le coin selfie où, devant ce tourbillon de chiffres signé Pascale Monnin, divers visiteurs ont posé.

Mais, outre ces différentes œuvres d’art, tableaux et sculptures éparpillés çà et là dans le bâtiment, le public dispose aussi d’autres attractions à l’étage. Lisez la suite de l’article sur Ticket

Lifestyle

Et même dans une autre vie, je t’aurais choisi !

À chaque fois que l’on me demandait dans quelle autre période que j’aurais voulu vivre, j’ai toujours répondu sans hésiter au temps de « L’impératrice Sissi ». Rien que de repenser à ses tenues, je vibre encore un peu. Pourtant, un beau soir, mes souhaits pour mon autre vie ont changés. J’ai arrêté d’envier Romy Scheneider qui, le temps d’un film avait vécu à Schönbrunn, aimée du beau et jeune prince Frantz.

Oui oui, qu’elle garde son trône, ses ennemis, et ses guerres aussi. Moi, dans une autre vie, j’aurais voulu vivre en Haïti. L’Haïti de jadis. Celle où l’on faisait la fête jusqu’aux petites heures du matin sur le Bicentenaire. Celle où l’on dansait toute la nuit à Cabane Choucoune, la Cathédrale de la musique, comme feu Joe Trouillot l’appelait.

Au lieu d’aller travailler à la rue du centre comme je le fais maintenant, je m’y serais plutôt rendue pour danser au son de la musique de « Jazz des jeunes ». L’amoureuse de musique latine, du tambour et des chansons traditionnelles que je suis aurait tellement profité de cette époque.

Quand Ti Roro, Jérémie et Ti Marcel jouaient au tambour, que la cubaine Celia Cruz animait les soirées et faisait salle comble au Théâtre De Verdure aussi bien qu’à Cabane Choucoune, que la jeune Emerante de Pradines chantait et dansait, que Martha Jean-Claude, Lina Mathon Blanchet, Lumane Casimir comblaient le public… Ahhh m t ap danse Kongo jis tan kò m fè m mal !

C’est que même dans une autre vie, je t’aurais choisi, toi, mon cher pays. Merci encore à Frantz Voltaire de m’avoir fait découvrir cette époque qui m’aurait si bien convenue à travers « Sòti nan Mereng rive nan konpa Dirèk », un documentaire que je recommande !

N.B : Ce texte a été écrit en avril 2015. Je l’ai retrouvé par hasard sur mon iPod. Difficile de croire que je ne l’avais jamais publié.

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« Le Getaway week-end » : une virée au Cap-Haïtien

Crédits : Charly Amazan

C’était le moment idéal pour une escapade, pour s’éloigner de l’effervescence de la capitale. Beau temps, long week-end, et avec cette fête nationale qui continue à susciter l’élan patriotique chez les Haïtiens, se diriger vers une ville de province se trouvait aussi bien indiqué. Le Cap, destination de plus en plus populaire auprès des amateurs de tourisme local, a su retenir l’attention. En avion, voiture privée ou encore en transport en commun, ils sont en effet nombreux à avoir mis le cap sur la cité christophienne. On pouvait pressentir que « ta pral gen anbyans nan vil la ».

Outre la panoplie d’activités prévue par les habitants de la deuxième ville du pays qui n’ont, semble-t-il, plus rien à envier aux Port-au-Princiens en termes d’entertainment, il y a aussi la 6e édition de « Le Getaway » – ce concept au combo gagnant qui propose de se mettre en mode touriste et de faire la fête – qui se tient dans la cité en ce week-end de la fête du drapeau. Avec différents packages incluant transport, nourriture, logement – à l’hôtel Satama, nouvelle sensation du Cap-Haïtien – et des possibilités d’excursions pour les intéressés, l’événement a attiré bien du monde venu tant de la capitale que de l’extérieur, tous disposés à partir à la découverte du Cap dans une ambiance festive.

Le coup d’envoi du Getaway est donné dans la soirée du 18 mai à Lakay restaurant. Lisez la suite de l’article sur Ticket

Lifestyle

Confessions d’une cliente volage – Épisode 2

Des beauty lounge/bar qui peuplent Pétion-ville aux petits studios de quartier, j’en ai expérimenté un grand nombre. J’ai vu et entendu des choses. Je suis sortie frustrée de certains et particulièrement satisfaite d’autres ou des mêmes. [Rires…] Ce sont ces multiples expériences que je me propose de partager ici. Je me ferai aussi un plaisir de parler de ce petit groupe d’établissements où je continue à me rendre régulièrement – enfin plus ou moins. Qu’ont-ils fait pour me garder tandis que ce marché devient de plus en plus compétitif et que moi je suis une cliente volage ? Je vous parle cette semaine d’Eklà, une institution que j’ai découverte sur Instagram et que je me suis mise à fréquenter il y a moins d’un an.

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Eklà – Love at first sight

Ah, si je ne me retenais pas, je pourrais bien me laisser enchaîner par le service d’Eklà. J’ai dû me rendre à cet établissement près d’une dizaine de fois et jamais encore je n’ai eu de raison de me plaindre. Plutôt difficile à croire ça ! Non, ce n’est pas que je sois une cliente particulièrement difficile. Ou peut-être que si. Antouka, une chose est sûre, si je ne m’en tenais qu’à ma dernière expérience, eh bien jamais je n’irais ailleurs !

Je me suis fait une entorse au pied au début du mois d’avril. Si vous me suivez sur Instagram vous avez même dû voir docteur Nau me poser ce fameux bandage rose que j’ai gardé pendant dix jours. Mais, outre la grande douleur physique qui a accompagné cet épisode, – et je n’exagère même pas ! Je revois encore la tête de mon ami quand j’ai éclaté en sanglots dans la voiture. Si je n’avais pas trop mal, j’en aurais sûrement ri ! – il y avait une toute aussi grande douleur morale/émotionnelle. Je ne sais pas trop comment la qualifier.

Je tente de m’expliquer : ceux qui me connaissent savent bien que je suis une vraie maniaque des ongles. Pour avoir été particulièrement complexée par mes petits bouts d’ongles pendant mon adolescence, j’ai mis un point d’honneur à en prendre soin en grandissant. C’était, selon moi, le seul moyen de les rendre acceptable. Alors le lien avec mon entorse ? Eh bien oui, mon accident a eu lieu le dernier jour de mes vacances dans le Nord du pays. J’ai fini avec le pied dans un bandage alors que ma dernière pédicure datait déjà de plus de dix jours. Une véritable catastrophe !

Ainsi, une fois les 48 heures de repos complet prescrites par le médecin terminées, mon premier arrêt a été au salon de beauté. J’avais pris rendez-vous avec Eklà. Parce que dans mon état – je marchais difficilement et je devais encore prendre des antidouleurs pour dormir la nuit – c’était mieux de m’assurer que je puisse être servie rapidement.

Quand je suis arrivée à Eklà, la même dame qui m’avait lavé les cheveux les fois précédentes m’attendait. Deux autres filles étaient aussi prêtes à s’occuper de mes ongles. Avec tous les soins du monde et le moins de dérangement possible, je me suis retrouvée prête à partir au bout de 90 minutes. Un timing parfait.

Dommage que leurs noms ne soient pas écrits sur leur corsage. Mais le service m’a marquée. Elles ont tout fait pour m’accommoder. Pour elles, il n’était pas question que je me déplace plus que nécessaire. Et il m’est tout simplement impossible de décrire la délicatesse avec laquelle on a pris soin de mon pied malade. Quand on ajoute à cela la sollicitude la propriétaire…

Entre suggestions et conseils, Christina a tout fait pour m’aider. En fait, pour être tout à fait honnête, si la gentillesse du propriétaire suffisait dans le choix d’un studio de beauté, il n’y a pas de doute que j’aurais été entièrement fidèle à Eklà ! C’est qu’elle est toute jolie, toujours disposée et disponible, compétente, avenante et tout ce qu’un client peut souhaiter, cette chère Christina. J’y repense et déjà j’ai hâte de prendre mon prochain rendez-vous à Eklà !

En résumé

L’accueil : Il est tout simplement excellent. Puisque je n’arrive jamais à l’improviste à Ekla, je suis toujours particulièrement satisfaite d’y trouver des esthéticiennes prêtes à me servir.

Le service : Jusqu’à présent, je n’ai aucune raison de me plaindre. J’ai toujours été servie par les mêmes personnes. Dommage que je n’aie pas pu retenir de noms pour faire des suggestions. Quand je sors de cet espace, j’ai les cheveux et les ongles « on point » ! Les dames utilisent aussi des marques de produits assez intéressantes.

Le prix : Non, ce n’est pas donné. Mais les prix des services de base sont acceptables, surtout quand on prend en compte la qualité du service offert et du confort dont on jouit dans ce salon.

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Je lis donc je suis !

Je lis tous les jours. J’écris pour gagner ma vie et je lis pour rester vivante. Mais qu’est-ce que je lis ? Un peu de tout. Des articles, surtout. Je suis la secrétaire de rédaction d’un magazine culturel. Mon premier travail consiste donc à lire les textes soumis par mes collègues. Toujours pour les besoins de mon gagne-pain officiel, je me retrouve donc à lire d’autres magazines en ligne, histoire de me tenir informée et aussi de satisfaire ma grande curiosité. Le chien de Beyoncé est mort ? Je dois bien savoir de quoi !

Parallèlement, je suis aussi diplômée en sciences politiques et étudiante en droit. Étudiante finissante, pour être exact. Hourrraaahhhh !! J’essaie donc tant bien que mal de rester au pas avec l’actualité, ce qui justifie mes abonnements à divers journaux étrangers que je n’ai pas toujours le temps de lire. Et bien sûr, il y a une grande partie de mon budget mensuel qui va dans l’achat de mes livres de cours car j’ai pleinement réalisé que les 3 heures de temps de cours ne sauraient suffire à ma formation. Et aussi, entre nous, quand tu as au moins deux livres pour chaque cours tu es bien mieux armé pour les devoirs.

À côté de tout ça, je tente aussi de lire pour le plaisir. Je me limite fort souvent à la fiction. Je suis passionnée de romans policiers, surtout quand ces derniers portent plus sur un procès et met l’accent sur le travail d’un avocat plutôt que sur celui d’un détective quelconque. La référence en la matière pour moi ? La brute de Guy des Cars ! Je tâche aussi de lire autres choses de temps à autres. J’ai par exemple fait l’acquisition de plusieurs classiques qui reposent encore sur mes étagères en attendant d’être lus. Je tente également de donner une chance à chacun de ces auteurs et ouvrages populaires qui envahissent mon Timeline et dont mes proches me rabattent les oreilles.

Mon objectif pour 2018 est de lire 60 livres (au moins). Je suis un peu en arrière. (Non, mais vraiment quelle surprise !) J’étais à 14 ouvrages alors que j’aurais dû en avoir lus 17. Mais je me dis que « sa te ka pi mal » et je poursuis avec l’espoir d’arriver à rattraper mon retard. Alors et vous ? Ça vous arrive de lire aussi ? Sans doute. Vous lisez bien mon post là, non ? Vous aviez lu autre chose à part ça cette semaine ? Moi, j’ai lu « Tempête sur Cape Cod » de Carol Higgins Clark et je vous en parle !

Crédits : Bousiko

 Mon histoire avec « Tempête sur Cape Cod »

J’ai acheté ce livre à J’imagine, à Pétion-ville, le 17 novembre 2017. Oui, j’inscris mon nom et la date de l’achat sur la page de garde des livres que j’achète. Pour ce qui est des librairies, je m’en souviens tout simplement. De toute façon, il n’y en a pas deux cents à Port-au-Prince !

Celui-là était dans le rayon des soldes. Pour 50% off, je voulais bien me donner la peine de faire l’acquisition d’un roman de Carol Higgins Clark, fille de Mary Higgins Clark, une de mes romancières préférées.  Mais bien sûr, achte liv lan se youn. Jwenn tan ak volonte pou li l lan, se yon lòt.

« Tempête sur Cape Cod » a donc gentiment été déposé sur ma table de chevet, croulant déjà sur le poids des livres. Il y est resté jusqu’à récemment quand j’ai fait l’acquisition d’un roman de Mary Jane Clark – toujours sur le même rayon. Là, je me suis dit qu’il était temps que je fasse connaissance avec ces deux Clark.

L’histoire

Regan Reilly et son mari Jack partent passer un week-end en amoureux à Cape Cod pour leur anniversaire de mariage. Mais le temps ne joue pas en leur faveur. Une tempête s’abat sur la ville et les deux tourtereaux, lui, policier et elle, détectrice privée, vont se retrouver en plein dans une enquête. En effet, une voisine a disparu. Tout le monde la croit emportée par le courant alors qu’en fait, elle est séquestrée par un malade mental.

À côté de cela, il y a les bonnes amies Pippy et Ellen qui ont ouvert un magasin, « Le coussin bavard », où elles vendent des coussins sur lesquels elles inscrivent citations et autres messages. Elles ont monté cette affaire devenue florissante après avoir été toutes deux virées de leur travail respectif. Et avoir raconté à la presse leur histoire, une histoire qui ne pouvait pas plaire à tout le monde, a construit leur réputation tout en les exposant à des représailles.

 

Mes impressions

 J’ai lu ce livre de 300 pages en une semaine.  Un temps normal pour moi quand on sait que je travaille, que je vais à l’école, que j’aime les Happy hour, que je tiens à regarder mille et unes émissions télévisées et que je ne tourne jamais le dos à un documentaire historique…

Pour moi qui lis des romans policiers avec des enquêtes, des meurtres et des disparitions depuis mon plus jeune âge, ce livre n’a pas été au niveau de mes attentes. Il ne m’a pas donné cette envie de tout lire d’une traite, ni n’a éveillé ma curiosité au point que je veuille lire le dernier chapitre, histoire de mettre fin à mon suspense ou devrais-je dire supplice…

En fait, de suspense je ne pense pas qu’il y en ait jamais eu. La seule scène que j’ai jugée un peu inattendue m’a paru tirée par les cheveux. Et aucune explication n’a été donnée quant à la présence d’une certaine personne dans un lieu précis où elle ne devrait pas se trouver.

À la fin d’un roman de genre suspense, je m’attends à laisser échapper des « Ahhhh… non mais vraiment, comment ai-je pu ne pas y avoir pensé moi-même ». Je veux un dénouement. Ce ne fut pas le cas pour celui-ci. Je ne veux pas aller jusqu’à dire que j’ai perdu mon temps, mais je me demande si je devrais lire l’autre Carol Higgins Clark que j’avais acheté….

www.lovingyou.com

L’amour ne dure que 3 ans, enfin pas toujours !

lamour-dure-trois-ans-affiche1L’amour dure trois ans. J’ai pendant longtemps cru dur comme fer à cette petite phrase que j’ai dû lire quelque part sur internet au cours d’une de mes innombrables nuits d’insomnie. D’un coup, tous les calculs, toutes les réflexions que j’ai faits par la suite m’ont conduite à cette exacte conclusion. Je repensais même à mes relations passées et je me disais : « oh mais, c’est évident !  Comment avais-je pu manquer ça?! »

Puis, je t’ai rencontré. Dès les premiers jours, j’ai senti mes convictions s’ébranler. Bien que fortuite, notre rencontre semblait avoir été savamment arrangée. Ces paroles d’Émeline que j’aimais tant prenaient tout leur sens : « Nou kwaze nou pa kontre. Men lavi rebann randevou… » Tout concordait. Même le timing était parfait. J’avais eu plus d’un an pour me remettre de ma dernière relation – qui, soit dit en passant, n’avait même pas eu une fin si tragique que ça. J’étais plus que prête pour une nouvelle expérience.

J’étais prête pour toi. Toi si avenant, prévenant et aimant… Jamais je n’avais été autant choyée. J’ai même été un tantinet sceptique au début. La pessimiste en moi se disait que c’était bien trop beau pour être vrai. Mais, à coup d’attentions et de persévérance, tu as eu raison de mes réticences. Une à une, mes barrières sont tombées. Je suis devenue une femme savourant le sentiment d’être aimée. Je ne voulais pas que ça s’arrête. Surtout pas seulement au bout de trois ans !

Plus le temps passait, plus je n’avais de raisons de m’inquiéter. D’un revers de la main tu avais balayé tous les mauvais souvenirs que j’avais pu garder de mes relations précédentes. Bien sûr, tout n’a pas toujours été comme sur des roulettes. Nos tempéraments forts n’ont pas tardé à s’affronter. Mais, je le concède, pour toi j’étais prête à faire toutes les concessions et tu me le rendais si bien. Je n’ai d’ailleurs pas tardé à me rendre à l’évidence, tu étais la meilleure chose qui puisse m’arriver.

Puis, un beau jour, avant même que je ne comprenne ce qui m’arrivait, tu t’es volatilisé. Nous laissant en plan, moi, mes rêves, mes projets, mes espoirs… Parfois je me demande même si je n’ai pas rêvé de tout ça. As-tu vraiment existé ? Mais je suppose que c’est aussi ça la vraie vie. Dans la vraie vie, les histoires de cœur ne vont pas toujours jusqu’à 3 ans. Certaines, comme la nôtre, s’arrêtent au bout de 3 mois. Et elles n’en sont pas moins belles. Trop belles, même. Cela me fait d’ailleurs penser à cette phrase, elle aussi retrouvée sur Internet, qui me sert désormais de crédo : « If it seems to good to be true, it probably is. »

Lifestyle

Confessions d’une cliente volage

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Crédits : Charly Amazan

J’ai entendu dire que certains hommes sont plus fidèles à leur coiffeur qu’ils ne le seront jamais à leur femme. C’est bien un phénomène que je peine à comprendre. Car, bien que j’aime les salons de beauté, je n’arrive pas à faire choix de l’un d’entre eux et de m’y attacher. Je l’avoue, moi, je papillonne. Je vais d’un studio de beauté à l’autre sans aucun remords. S’il y a un nouvel établissement digne du nom dans la ville, je sens le besoin de le visiter, ne serait-ce qu’une fois, histoire de m’en faire ma propre opinion.

Des beauty lounge/bar qui peuplent Pétion-ville aux petits studios de quartier, j’en ai expérimenté un grand nombre. J’ai vu et entendu des choses. Je suis sortie frustrée de certains et particulièrement satisfaite d’autres ou des mêmes. [Rires…] Ce sont ces multiples expériences que je me propose de partager ici. Je me ferai aussi un plaisir de parler de ce petit groupe d’établissements où je continue à me rendre régulièrement – enfin plus ou moins. Qu’ont-ils fait pour me garder tandis que ce marché devient de plus en plus compétitif et que moi je suis une cliente volage ? Je lance cette série avec Mecho, la première institution du genre que je me suis mise à fréquenter de mon plein gré.

Mecho – A love-hate relationship

La recommandation pour ce studio m’est venue de mes parents. J’en ai tellement entendu parler chez moi que ce fut tout naturel pour moi de m’y diriger quand j’ai été assez grande pour décider de prendre soin moi-même de mes ongles et de mes cheveux. J’y suis allée religieusement toutes les semaines pendant près de 4 ans, à l’époque où j’avais les cheveux un peu trop « fournis » – comme on dit chez nous – et que je ne portais que des vernis transparents.

Mecho, elle-même m’a coupé les cheveux à deux reprises. N’était-ce pas elle qui m’avait aussi teint les cheveux en 2014 ? Ah non, ça c’était Dama. Une dame à la bonne humeur contagieuse et tellement avenante. Dommage que fort souvent je ne comprends pas grand-chose de ce qu’elle dit. C’est que mon espagnol est particulièrement limité… C’est à Mecho aussi que je me suis laissée convaincre pour essayer une teinte rouge sur mes ongles pour la première fois. Vraiment un grand moment dans ma vie de femme !

Ma grande histoire d’amour avec Mecho a pris un grand coup le jour où mon esthéticienne du moment m’a convaincue de lui laisser un de mes vernis pour une autre cliente. Et je n’ai plus revu le vernis en question. C’était un cadeau et je ne l’avais utilisé que cette seule fois. Un O.P.I. de couleur lavande. Plus jamais je n’ai laissé quelqu’un à Mecho toucher à mes ongles. Plutôt extrême, je sais. Mais ce vernis comptait pour moi et de toute façon j’avais commencé à ne plus être entièrement satisfaite du service.

J’ai tout de même continué à y faire mes cheveux. Et surtout mes sourcils, alors jusqu’à récemment. Il y a d’abord eu les manifestations anti-Jovenel qui semblaient toujours dégénérer au niveau de Delmas 60. Puis, il y a eu cette dernière visite qui m’a laissée plus que frustrée. Ce jour-là, j’ai simplement eu envie de passer ma tête sous un robinet et de laver ce que la dame qui s’était occupée de moi osait appeler coiffure.

Vous connaissez ce genre de coiffeuses qui ne veulent en faire qu’à leur tête ? Elle a écouté mes instructions, a acquiescé, puis n’en a strictement rien fait. Elle m’a aussi épilé les sourcils à la cire ce jour-là. Est-ce nécessaire de vous dire que plus de trois mois plus tard, je suis encore en train d’espérer que ces derniers finiront par retrouver leur forme habituelle ?

Je n’ai pas mis les pieds chez Mecho depuis ce fameux jour. Mais je sais bien que je finirai par y retourner. Il faut bien plus que ça pour mettre un terme à une relation qui a duré plus de 7 ans. De plus, c’était la seule fois que le service obtenu m’avait autant déçue. Oui, je vais sans doute y retourner. Je m’assurerai simplement de ne pas laisser cette dame s’occuper de moi.

En résumé

L’accueil : Je n’ai jamais eu de raison de m’en plaindre

Le service : Certaines fois, je n’ai pas été totalement satisfaite, mais dans l’ensemble, le service est, selon moi, assez bien. Je suis aussi d’avis que Isabel et Dama sont les meilleures pour le lavage des cheveux, l’application de teinture ou de défrisant. Et pour la coiffure, Dulcia is the one !

Le prix : Les prix sont ce qu’il y a de plus raisonnable, à mon humble avis « d’arpenteuse de studios ».

Plus : J’aime le fait que l’on refait souvent la peinture à Mecho. Jaune, bleu, mauve… J’y ai vu de toutes les couleurs et j’ai adoré.

Flop : N’essaie pas de t’habituer à une coiffeuse de chez Mecho. Rares sont celles qui restent. Je suis encore chanceuse que Dulcia que je connais depuis que je fréquente l’établissement y travaille encore. Et tant qu’elle y sera, il n’est pas question que quelqu’un d’autre touche à mes cheveux, ni à mes sourcils !

DaffReads

La brute ~ Guy des Cars

Un de mes auteurs préférés. Un roman qui m’a marquée ! J’ai dû le lire trois à cinq fois. Mais je ne suis pas prête de m’en lasser. Des fois, je me plais à dire que je suis actuellement étudiante en droit parce qu’un jour, je ne sais par quel hasard, ce livre m’est tombé entre les mains. Tandis que j’épluchais les pages de cet ouvrage, avide de voir par quel miracle cette brute, ce sourd-muet et aveugle accusé de meurtre réussirait à s’en sortir, j’ai passé les frontières d’un autre monde. Un monde où les prouesses de Me Deliot m’ont conquise. Jamais métier ne m’a semblé plus prestigieux, plus utile que celui d’avocat. L’avocat, le bon, m’est apparu comme un messie. Un surhomme. Trois années d’études (en droit) plus tard, mon impression n’a pas changé. Vivement que je devienne une « surfemme », qu’on appellera simplement Maître !

P.S : Encore merci à Jean-Philippe Étienne de m’avoir permis de l’ajouter à ma collection. Imaginez ma joie quand, le 13 août 2014, il m’a dit qu’il a trouvé ce roman que je cherchais en vain depuis je ne sais plus quand à Mélodisque…

 

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DaffReads

The pocket Prayerbook

I used to spend hours reading the Bible when I was a kid. Discovering all these amazing stories felt great and I carried a Bible with me everywhere I went for years. At that time, I wasn’t questioning anything. I just wanted to know more. But for some reason, it all stopped until I got this Prayer Book from my Friendship Family. I lost it a few years ago but I still consider it the best gift I have ever received. No doubt, there wouldn’t be a better post to launch this new blog with.

 

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